03 novembre 2009
SS
Il y a deux jours, j'ai fait un rêve atroce.
Ce n'était pas tant ce qui s'y passait qui l'était que ce qui s'annonçait.
Une énormité limpide et implacable à laquelle personne ne voulait croire.
Aucune échappatoire possible face au rouleau compresseur qui allait bientôt nous broyer.
Le seul moyen d'y survivre pour le peu de temps qui nous restait, était de croire qu'il s'agissait d'un rêve. Un horrible rêve mais rien d'autre qu'un rêve...
Je me trouvais dans une immense pièce, une sorte de hangar en béton qui m'abritait moi et des dizaines d'inconnus totalement inconscients de ce qui était sur le point d'arriver.
Tandis qu'ils se comportaient comme si de rien était, je me trouvais dans un état intermédiaire.
Si j'ouvrais les yeux sur ce que les autres ne voyaient pas, je demeurais dans un abominable entre-deux. Je savais ce qui allait se produire mais c'était si insoutenable que je n'arrivais pas à admettre que c'était la réalité.
Au-dehors, la chape de plomb s'abattait lentement, l'étau se resserrait.
Un homme m'offrait un appui que je refusais.
Puis, je ne sais pourquoi, ni quand, ni comment, j'acceptais enfin de voir les choses telles qu'elles étaient.
Les nazis nous encerclaient.
Dans un instant, ils forceraient les portes, nous menaceraient.
Notre sang se figerait.
Je m'approchais de l'homme, qui m'offrait son épaule et approchais mon visage du sien.
Avec le sentiment de sécurité retrouvé, les nazis pouvaient faire leur sale besogne.
J'étais prête, comme immunisée.
Impossible de mettre des mots sur ce que j'ai ressenti pendant ce rêve mais il reste présent dans mon esprit quand je voudrais qu'il disparaisse.
Comme un fait exprès, on m'a prêté un livre que je répugne à lire sur cette époque et je tombe sur Farenheit 911 que je ne cherchais pas du tout.
Maintenant que je l'ai vu, j'ai très mal au coeur.
Je voudrais que tous ces sentiments qui se bousculent me laissent en paix.
Je songe à la manière dont je mène mon existence, à la source de l'argent qui nous fait vivre, à tout ce dont je suis plus ou moins complice, consciemment ou pas.
Il est bien difficile de ne pas tremper dans une abomination quelconque même de très loin.
Et toujours cette révulsion pour la hiérarchie violemment éclairée par cette citation de George Orwell :
Ce n'est pas une question de savoir si
la guerre est réelle ou non, la victoire n'est pas possible.
Une guerre n'est pas supposée être
gagnée, elle est supposée continuer.
Une société hiérarchique est
seulement possible sur la base d'ignorance et de pauvreté.
Cette nouvelle version est le passé et
il ne peut y avoir de passés différents.
En principe l'effort de guerre, prévoit
toujours de garder la société aveuglément sur sa faim.
La guerre est engagée par les groupes
en puissance contre leurs propres sujets.
Et son objectif n'est pas la victoire
contre l'Asie centrale ou de l'est mais de garder la structure de la
société intacte.
20 août 2009
RÊVE
Encore un rêve où il s'est passé tellement de choses que les ai oubliées excepté ça :
La serrure d'une porte a été cassée. Plus que la serrure, c'est également la partie du mur qui tenait tout ça qui a été complètement détruit.
Evidemment, c'est inquiétant cette porte qui ne ferme plus.
Des gens viennent réparer mais on sent bien que ça n'a plus aucune utilité.
"Il" s'est radouci depuis bientôt trois mois.
C'est comme si le mur derrière lequel il s'était retranché était en train de tomber.
Je ne me fais pas d'illusion mais malgré tout, quelque chose est sûrement en train de changer.
Comme par hasard, hier, j'ai acheté une carte postale sur laquelle figurait, en substance, cette inscription : aimer quelqu'un, c'est se rendre compte qu'il est différent et l'accepter comme tel.
Ca n'a peut-être rien à voir.
C'est peut-être de moi qu'il s'agit mais ma première pensée a été pour lui, pour son changement d'attitude. Ce n'est pas encore le paradis mais c'est quand même moins affreux que ce que nous avons vécu l'été passé.
17 août 2009
ÇA GLISSE
D'où peuvent bien venir tous ces rêves étranges ?
La nuit dernière, il était question de la femme de celui qui nous gouverne.
Nous nous trouvions dans une salle de spectacle où régnait beaucoup d'animosité.
Soudain, celle dont je parle et qui se trouvait dans l'assemblée, incognito, se lève et s'installe devant tout le monde.
La haine est palpable mais on dirait que ça ne l'atteint pas.
Elle commence à chanter, à soulever la foule qui, l'invitation de la chanteuse, se laisse porter par la musique et termine debout, applaudissant à tout rompre.
La haine s'est dissoute, les préjugés, les a priori, l'antipathie.
Tout a disparu.
Où je suis là dedans ?
Je n'en sais rien.
Il me semble que je suis à la fois celle qui chante et celle qui assiste à ce qui se passe.
15 août 2009
CAUCHEMAR
Mais comment est-ce que j'ai pu faire un cauchemar pareil ?
Je me trouve quelque part, chez des gens, vraisemblablement.
Une vieille dame s'occupe du repas au fur et à mesure.
Nous sommes donc à table, au moment du plat principal.
Elle va nous cuisiner... du chat !
Mais pourquoi ? Pauvre bête.
Elle lui a déjà arraché tous les poils.
Il va falloir pourtant lui enlever la peau.
Pas question que j'assiste à ça.
Je me lève précipitamment pour échapper au spectacle.
Lorsque je reviens, l'animal a été proprement découpé.
Les morceaux sont disposés dans une assiette, prêts à être cuits.
Au réveil, j'ai mal partout, envie de pleurer de désespoir, d'horreur, de dégoût et tout à coup, ça me ramène à certaines "réalités" qui me mettent dans le même état.
Dimanche 16 août.
Après quelques recherches sur la toile, je suis encore plus troublée.
Il semblerait qu'il y a longtemps, en Sardaigne, les pauvres mangeaient les chats.
Je suis d'origine italienne (entre autre) et, pour une raison irraisonnée que je ne m'explique absolument pas, j'ai une aversion totale pour l'Italie.
Or une partie de ma famille a vécu dans le sud de l'Italie avant d'émigrer, chassée par la pauvreté justement.
12 juillet 2009
RÊVE
À l'aide de la tondeuse, j'ai commencé à couper mes cheveux très courts à partir du front et puis, prise de panique, je me suis arrêtée, passant tout le reste du rêve à chercher comment dissimuler tout ça...
J'avais beau chercher, il n'y avait pas de solution. Quelque chose était coupé, il n'y avait aucun moyen de cacher ce changement tout simplement parce que ça n'avait aucun sens. Seule la peur, le doute me maintenaient dans cet entre-deux, exactement lorsque je suis (r)éveillée.
02 juillet 2009
RÊVE
Un petit bout de mon rêve...
L'homme, celui que je perçois comme un dieu, se trouve perché tout là-haut.
Je ne sais pas exactement où.
Pour une raison que j'ignore, il pousse du pied un énoooorme bloc de pierre.
Vraiment énorme.
Il n'a pas l'intention de blesser ni d'effrayer quiconque.
Son intention est tout autre mais je ne trouve pas les mots pour la décrire parce qu'elle n'est pas traduisible.
Elle n'est pas mauvaise, elle n'est pas bonne, elle est.
J'ai oublié ce qui s'est passé entre ce moment et celui où, de la même manière qu'il a fait chuter le bloc de pierre désolidarisé de quelque chose de plus gros, il fait tomber un monument gi-gan-tes-que.
Un truc colossal !
Je ne sais pas comment il fait mais il le fait.
Ce moment tombe comme tomberait une statue.
Je vois ces millions et ces millions de tonnes de pierre venir sur moi.
C'est sûr, dans un instant, je serai réduite en bouillie.
Pourtant, je ne bouge pas.
C'est inutile comme si une part de moi savait que réduite en bouillie ou pas, ça n'avait pas d'importance.
Je ne suis pas tétanisée par la peur, je ne me dis pas à quoi bon, je reste là, simplement, sans que ce soit ni bien ni mal.
Je suis là et je reste là.
Immobile, silencieuse.
J'accepte.
Contre toute attente, le monument tombe à grands fracas à un mètre de moi.
Je n'ai rien.
Aucune poussière sur moi, aucun sursaut, aucun tressaillement, aucune blessure, aucune peur, aucune joie.
Il vient de se produire une chose incroyable et ça ne me fait pas réagir.
C'est.
Voilà tout.
23 juin 2009
IL FAUT CHOISIR... VITE !
Je ne sais pas s'il s'agit du rêve tout entier ou d'un fragment.
On me sert une tisane yogi dans une grande tasse.
La personne y fait infuser au moins quatre ou cinq sachets.
Je m'en étonne.
Elle m'annonce le prix : cinq euros !
Ca me semble excessif ainsi qu'aux personnes qui se trouvent dans la même pièce.
Je ne dis rien parce que je sais qu'il est inutile d'ergoter pour quelque chose d'aussi insignifiant.
Je ne sais pas comment rentrer chez moi.
J'ai demandé de l'aide et des gens ont accepté de m'emmener dans leur voiture.
La personne verse le sucre.
Au moment où je vais boire ma tisane, il faut que je parte sur le champ car le conducteur a mis le moteur en marche.
La voiture est sur le point de partir.
Le reste du rêve s'étire indéfiniment sur la situation : je suis écartelée entre l'envie de boire cette tisane qui me coûte si cher et l'envie de partir avec ces gens qui ont la gentillesse de m'accompagner jusque chez moi.