24 décembre 2009

Je vous souhaite de passer des moments doux et chauds, de ressentir beaucoup de joie, d'amour et d'émerveillement.
07 décembre 2009
CHANT DE PLUIE
Quand on me demande ce que je sais faire, ma tête est vide et je réponds : rien.
Ce n'est pas tout à fait vrai mais ce rien correspond à des élans empêchés.
Maintenant que j'ai fait le lien j'apprends, je plante des graines.
Mais malgré tout, ce que je sais faire le mieux, c'est ressentir les choses si intensément que je ne peux que verser des larmes qui arrosent, inondent, rafraîchissent,ruissèlent...
J'aurais préféré dire, je sais chanter, peindre, danser, mais non, je pleure, sans jamais ni faillir ni faiblir même si, vraiment, il m'arrive de souhaiter que la source se tarisse.
Ces perles qui tambourinent, c'est mon hymne, mon chant de pluie...

TROUVER LE COURANT
En dépit de la peur que ça m'inspire encore souvent, je finis par sentir que perdre tous mes repères est sûrement la meilleure chose qui puisse m'arriver.
Mais je suis toujours ramenée à l'ordre par ceux qui ne voient pas plus loin et qui me disent : tu t'éloignes trop de la réalité.
Mais ma réalité à moi est si différente de la leur que j'ai le sentiment de faire un grand écart intenable.
Plus le temps passe et plus quelque chose me presse de choisir.
La vie mondaine n'a jamais eu de sens pour moi.
J'ai essayé, de toutes mes forces et elle n'a jamais voulu de moi et pour être honnête, je crois que moi non plus.
Ce qui me fait le plus peur, ce n'est pas tellement d'être seule, c'est de ne pas savoir me débrouiller dans un certain monde.
L'administration, une certaine catégorie de personnes, un courant de pensées.
Je ne trouve même pas les mots pour expliquer.
Je cherche, depuis longtemps mais je n'y arrive pas.
C'est vraiment comme si je n'appartenais pas à ce monde.
Comment l'expliquer ?
22 octobre 2009
LA FORCE DE LA CRÉATION
En lisant le texte de cette vidéo, le sourire monte, le souffle se fait plus ample.
La situation familiale que j'ai souvent évoquée ici est toujours la même et pourtant, lorsque je suis plus attentive, je souris et rien ne pourrait m'en empêcher.
Je me rappelle que je suis responsable de ce qui m'arrive (si tant est qu'il m'arrive réellement quelque chose).
Il m'arrive de penser à une amie qui se lamente parce qu'à la quarantaine, elle ne fait rien, n'a rien envie de rien, broie du noir et pleure parce qu'elle n'a jamais partagé la vie de quiconque.
Elle cherche la chaleur de quelqu'un à aimer, voyage à l'autre bout du monde même si elle sait qu'elle emmène son mal de vivre avec elle.
Je me souviens de mon propre mal de vivre, de mes peurs anciennes et celles qui, actuellement vont et viennent avant de fondre dès que je me (r)éveil(le).
Alors je cherche dans mes souvenirs.
Ce qui est dit dans cette video m'a été dit et répété il y a longtemps et pendant longtemps par une personne très proche de moi.
Ca me mettait très en colère parce que j'avais le sentiment d'être incomprise et que, d'une manière, elle minimisait ma souffrance.
C'était atroce.
Du coup, j'avais honte de ma rage, honte de ne pas parvenir à écouter ses bons conseils, à les appliquer, à retrouver le sourire alors je m'isolais encore davantage.
Malgré tout, les graines étaient plantées et on dirait bien qu'enfin elles fleurissent.
Si je sais quand le changement a commencé à se produire, je suis incapable de dire comment il s'est effectué.
Je ne cherche à savoir absolument et je ne peux pas le dire à mon amie puisque je l'ignore moi-même.
Tout ce que j'ai trouvé pour l'aider, c'est d'aller bien.
C'est une maladie contagieuse.
Ca peut ne pas aider la personne tout de suite mais à force de joie, elle finira bien par remonter de sa spirale infernale.
C'est l'un de mes voeux les plus chers car je sais ce que c'est que de rester bloquée au même niveau pendant des années.
The law of attraction in french 01
envoyé par DANIEL3337. - Les derniers test hi-tech en vidéo.
The law of attraction in french 02
envoyé par DANIEL3337. - Regardez plus de vidéos de science.
15 octobre 2009
LE JOUR DES SYNCHRONIES
Hier, je n'ai cessé de faire de belles rencontres et. les gens m'ont donné une foule d'informations intéressantes (suggestions, adresses etc)
Ca a duré toute la journée.
Je l'ai terminée par une séance de yoga qui, de temps en temps m'empêche de dormir.
À vrai dire, je ne suis pas sûre que c'était ça. Peut-être que cette fois, c'était simplement parce que la journée avait été plus que remplie, ou peut-être était-ce le contre-coup d'un début de semaine très stressant faisant suite à une fin de semaine très riche en émotions et en découvertes.
Ca a été une suite ininterrompue de synchronies.
Si je ne suis plus étonnée, je suis toujours aussi émerveillée.
En me couchant, je ne tenais pas en place.
J'avais froid et une fois couverte, j'avais chaud, trop chaud.
C'est donc au beau milieu de la nuit que je me suis levée.
J'aime ces matins où l'on pose un regard presque neuf sur les choses, comme si on s'était longuement absenté.
J'ai un mal fou à me remettre sur les rails.
À vrai dire, j'en ai marre des rails.
Je sens tant de fantaisie à l'intérieur de moi qui cherche une petite brèche dans laquelle s'engouffrer.
Heureusement que les enfants m'offrent mille et une occasions de quitter cette peau trop petite pour moi.
Quand leur père rentre, je me retire en moi-même.
Il n'aime pas que je soie exubérante, joyeuse et enthousiaste.
Je me sens presque honteuse d'être aussi heureuse.
Il veut se reposer.
Il n'a pas envie de partager quoi que ce soit avec nous.
Il veut qu'on le laisse en paix devant sa télé si bien qu'on ne partage presque plus rien d'autre que le toit, les responsabilités et quelques rares instants un peu légers.
Je me sens comme une bougie qu'on voudrait souffler mais qui, bien que vacillante, persiste à briller.
Peu à peu, la colère que je ressentais laisse place à l'incrédulité.
J'ai du mal à croire qu'il n'est pas en colère contre nous mais que son amour s'est envolé, qu'il est malheureux. Ca me dépasse.
J'ai de la peine pour lui.
Les enfants eux sont tellement impressionnants. Ils prennent ce qu'il y a de bon à prendre et prennent le reste avec philosophie.
Je sens bien qu'il ne pourra pas étouffer cette joie qui m'anime et je commence à comprendre que non seulement je n'ai pas à m'excuser d'aller bien mais que c'est comme ça que peut-être nous nous en sortirons le mieux.
Lorsque je fais mine de m'éteindre, ce n'est pas moi alors, pourquoi aller dans son sens ?
Je préfère réapprendre à rester fidèle à moi-même.
Cette journée d'hier était extraordinaire et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
Et depuis que je l'ai lu, ce commentaire me trotte dans la tête. Et justement, cette situation qui s'éternise pose la même question... J'espère que je serai bientôt capable de regarder au-delà de tout ça. J'apprends, je n'en finis plus d'apprendre. Mais justement, hier, j'ai rencontré une femme qui a dit, avec très peu de mots, quelque chose que je refuse d'entendre depuis très longtemps. Cette chose qui m'a été dite l'année dernière, à la même époque, m'avait mise très en colère. Je ne sais pas ce qui prédominait, la peur ou la colère (ou peut-être que l'une découlait tout simplement de l'autre). Mais là, pour je ne sais quelle raison, cette personne sortie de nulle part l'a dit d'une manière audible pour moi. Je n'ai pas répondu à ton commentaire Frédéric mais ce sur quoi tu as mis le doigt attend que le mette en lumière...
Ca n'a pas grand chose à voir mais je m'interroge sur l'intérêt de continer ce blog. Je pensais que ce serait peut-être utile à quelqu'un mais maintenant, je n'en suis plus sûre du tout. Ecrire comme ça sur le vif, c'est un peu ma manière de prendre le temps de ne rien faire d'autre que tout arrêter pour écouter, pour guérir et grandir.
En tout cas, je vous aime toutes et tous et vous remercie de me lire, de continuer à commenter alors que je ne trouve pas suffisamment de temps pour répondre en ce moment, d'offrir par le biais de vos blogs respectifs tant de beauté et d'amour. Je me réjouis d'apprendre à voir les voir partout, en tous et surtout en cet homme, père de nos enfants, qui me donne une sacrée leçon.
12 mai 2009
DÉFENSES
L'aîné de mes enfants est invité à dormir chez un copain.
Pendant que nous discutons du week-end à venir, il se rappelle qu'il ne pourra pas y aller car nous avions oublié qu'il s'est engagé ailleurs.
Il me parle de la maman de son amie qui est assez dirigiste.
Il sent qu'elle ne l'aime pas beaucoup.
Pourtant, la dernière fois que nous lui avons rendu visite, elle était douce et souriante au lieu d'être dure et affairée comme elle l'est d'habitude.
Elle était malade.
J'explique dis à mon enfant que les gens sont souvent différents lorsqu'ils sont malades parce qu'ils ne sont plus sur la défensive.
Est tout d'un coup, je fais le parallèle entre la maladie, la chute des défenses immunitaires.
C'est comme si les barrières tombaient, nous donnant accès à l'autre tel qu'il est profondément.
03 mai 2009
LE MOMENT PRÉSENT
Je marchais d'un bon pas lorsque mon attention a été attirée par un homme, mal mis, un peu vieux, un peu sale qui, du bout de sa canne, nettoyait un recoin du trottoir remplit de mégots de cigarette.
Quel incroyable spectacle !
Cet homme qui se tenait debout avec difficulté, prenait tout son temps et dépensait toute son énergie pour nettoyer minutieusement un si petit bout de trottoir comme s'il s'agissait de la tâche la plus importante de sa vie.
Il me semble que pendant les quelques secondes durant lesquelles je l'ai regardé faire, le temps s'est dilaté. Il a peut-être même disparu. Ce dont je suis sûre, c'est d'avoir vu cette personne, dans sa splendeur tandis que je ne faisais absolument rien d'autre qu'être entièrement là.
26 avril 2009
LETTRE À UNE AMIE QUI VA MAL
Il n'y a rien à arranger sauf changer le regard qu'on pose sur ce monde d'illusion.
Je me suis rendu compte que j'étais fatiguée de tenir un mur prêt à s'écrouler.
Ca fait X années que j'essaye de l'empêcher de tomber et je suis fatiguée.
Je commence à lâcher, il commence à tomber.
Bientôt, je n'aurai plus rien à tenir et je ne saurai pas quoi faire ni
comment vivre parce que je n'ai jamais rien fait d'autre, jamais vécu
autrement qu'en m'épuisant à essayer d'empêcher la survenue d'évènements
qui arriveront de toute manière.
Alors, le mur s'effrite, je le lâche peu à peu.
Il ne va pas tarder à tomber.
Ca me fait peur parce que cette liberté tellement immense, tellement
rêvée, je suis à deux doigts de l'atteindre. Et tout à coup, je ne vais
plus pouvoir accuser la terre entière, le sort, la malchance de mon
malheur. Je serai totalement responsable de ce qui m'arrive et de
comment je vivrai.
Responsable.
J'espère qu'au lieu de considérer cet état comme terrifiant, je le
verrai comme le bonheur d'être l'outil de la Vie si aimante, si
joyeuse, si belle, si douce.
Et quand j'aurai lâché le mur, (quelque chose de plus fort que moi
m'oblige à le lâcher), je me reposerai. Je finirai même par m'apercevoir
que derrière moi, il y a un champ magnifique, et plein de gens aimants qui
attendaient seulement que je les vois pour me rencontrer.
Et je rigolerai bien en pensant à l'absurdité de ma vie d'avant.
Je jetterai un regard aimant sur celle que j'étais.
J'en suis là.
Je te le dis parce que même si j'ai peur, j'aimerais pouvoir te dire, regarde, je le fais, tu vas y arriver toi aussi.
Je n'ai pas osé envoyer ce mail à mon amie par crainte de lui dire des choses qu'elle n'est pas encore prête à entendre. Je lui écrirai des mots plus anodins, l'assurant de mon amitié et de mon amour pour elle. C'est difficile d'assister à la souffrance des autres, difficile de savoir si on peut se laisser aller à souffrir aussi ou s'il vaut mieux rester sur la première marche du bonheur en tendant la main : à ceux qui souffrent de faire le pas.
Je viens de regarder les six parties de l'interview de l'auteur du livre Punk science, sur le blog de Shandora tout en pensant aux dernières leçons d'Un Cours En Miracles, à la puissance de nos pensées, à leurs conséquences. Je choisis de ne pas céder à la tristesse et d'envoyer à mon amie mes pensées les plus aimantes.
22 avril 2009
PRISE DE CONSCIENCE
C'est stupide d'être gentil quand on n'est pas vrai, quand on est gentil au point de perdre le respect de soi-même.
C'est ce que j'ai fait.
C'est ce que j'ai toujours fait et ce matin, j'en ai vraiment pris conscience.
On m'a lancé :
- tu dis les choses une fois et si on ne t'écoute pas, tu prends les mesures qui s'imposent
Evidemment, ce n'était pas exprimé exactement comme ça mais je n'ai pas envie de dévoiler les tenants et les aboutissants je m'en tiens là.
Et tout à coup, j'ai vu et touché du doigt que la personne qui me donnait ce formidable conseil ne m'écoutait pas, ne tenait jamais compte de mes besoins ou rarement, ou très longtemps, trop longtemps après.
Pendant des années, j'ai dit les choses et puis, comme rien ne se passait, j'ai haussé le ton, et comme ça n'avait aucun effet, j'ai expliqué combien ça me mettait en colère, combien ça allait abîmer notre relation et toutes les conséquences relatives à cette attitude.
Tout à coup, c'était clair.
Trop bonne, trop conne.
Voilà ce que je suis.
Je pardonne tout, j'accepte tout, je patiente indéfiniment jusqu'à la perte du respect de moi-même et même au-delà.
La peur de l'abandon, la soif d'amour, ça fait vraiment faire n'importe quoi.
Il y a de quoi être triste et en colère, il y a de quoi de avoir peur de voir à quel point on peut mettre sa propre vie de côté en échange de quelques miettes.
Je ne veux plus être en colère, triste ou effrayée.
S'il est dit que je dois traverser l'existence en cherchant un amour qui n'existe pas, je veux croire que je peux agir, changer, accepter de me transformer, chercher, à l'intérieur cette fois, comprendre que je me trompe de quête.
Je cesse d'être gentille et compréhensive jusqu'à la bêtise.
Je n'ai pas mérité ça.
Personne ne mérite ça.
Alors je continue mon grand ménage de printemps, je cherche comment continuer ma route, comment inventer une vie heureuse et différente.
14 avril 2009
PENSÉES
En lisant l'édito de Christalain, ça me saute aux yeux :
"Le
secret de la domination de soi réside dans une règle très simple
: ne
pas laisser certaines pensées, certains sentiments s'installer dans sa
tête et dans son cœur, car il est trop tard ensuite pour arrêter leurs
effets. Remplacer une pensée par une autre est relativement facile,
remplacer un sentiment par un autre l'est déjà moins. Quant à remplacer
un acte, qui est le produit de pensées et de sentiments, par un autre,
voilà qui est difficile ! Car plus on descend dans la matière, plus on
entre dans le domaine des habitudes qui sont comme une deuxième nature.
Il est
plus facile de changer ses opinions scientifiques, philosophiques ou
religieuses (il arrive qu'on en change instantanément) que de changer
ses haines, ses amours, ses affections ou ses convoitises. Et il est
encore plus difficile de changer ses habitudes, car elles sont
incrustées dans la matière, notre matière. Pour avoir la maîtrise de
ses actes, il faut commencer par avoir la maîtrise de ses pensées."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Je ne sais pas si c'est le fait de le lire à une heure si matinale ou la nécessité de lire et relire les mêmes choses jusqu'à s'en imprégner mais à cet instant précis, ces mots atteignent leur cible.
L'une des choses qui fait que je passe de la paix aux larmes, ce sont mes pensées que je ne maîtrise pas tout le temps.
C'est la réponse à ma question d'hier (merci ;-)).
Tant que je ne regarde pas en arrière ou trop en avant, ça va.
Tant que je n'espère rien, que je ne regrette rien, ça va.
Dans l'instant présent, ça va.
J'ai à manger, un toit sur la tête, quelques amis, une santé relativement bonne, une certaine capacité à m'enthousiasmer et à m'émerveiller, un coeur capable de s'ouvrir et beaucoup d'autres choses fantastiques.
Ce qui rend ma vie sentimentale douloureuses, ce ne sont que mes pensées.
J'enfonce une porte ouverte mais, j'ai besoin de l'écrire, pour m'en rappeler, pour que mon cerveau l'enregistre et s'habitue à d'autres chemins.
Rester là et seulement là.