UN COURS EN MIRACLES

Découverte et cheminement

09 octobre 2009

JE VEUX, JE DOIS

Mon plus jeune vient très fréquemment me voir pour m'embrasser, me parler, demander mon aide, mon attention, un câlin. Par moment, il ne s'écoule pas cinq minutes entre chacune de ses demandes pressantes.
Généralement, je lâche tout ce que je fais pour l'accueillir mais par moment, pour je ne sais quelle raison, le fait d'être continuellement interrompue dans ce que je fais, lis, dis, ou autre me met en colère. Dans ces moments là, il m'arrive de lui demander d'arrêter et pas une fois je n'échappe aux regrets. C'est vrai, qu'est-ce que ça me coûte de lui donner ce qu'il demande même si c'est toute affaire cessante ? Rien et pourtant, de temps en temps, je ressens ça comme une rupture de rythme, un empêchement alors qu'en y regardant bien, ce n'en est pas un. D'un autre côté, parfois, ces situations qui semblent se télescoper me mettent dans un état de stress parfois important. Je veux faire quelque chose et, au même instant, mon enfant veut que je fasse autre chose. Il insiste. C'est une invitation qu'il est difficile de décliner. Si je suivais le discours éducatif ambiant, je devrais le frustrer, exiger (mon droit) de passer en premier, me faire respecter. Mais moi, je ne vois pas les choses comme ça. Je sais bien que ce n'est pas une affaire de droit, de respect. Malgré tout, c'est un peu ce que je fais lorsque je résiste. Cesse de me déranger, je veux ! Je veux finir d'écrire ce billet, je veux téléphoner, je veux terminer ceci rapidement, je veux, ou, autre variante, je dois ! Je dois faire la vaisselle, je dois partir, être à l'heure.
L'autre matin, alors que je venais de lui faire part de mon énervement, je regarde mon enfant qui me tendant son visage radieux et son regard profond. Devant tant de beauté, je me suis demandé comment je pouvais réagir comme je venais de le faire. Mon enfant, si confiant en sa mère qu'il ne doute pas un instant qu'elle va lui répondre. Je lui ai dit que je regrettais ma réaction, qu'il était magnifique, que sa joie et sa grâce avaient raison de ma bêtise. Il m'a répondu, "c'est pas grave maman." Gloups ! Ca fait réfléchir sur mes nombreuses rechutes.  Mais cet autre matin, en reprenant le cours de mes activités, je me suis imaginé face à la mort. Attends, deux minutes, j'ai un truc urgent à faire. Vous imaginez ? Ok, je meurs mais je finis d'écrire mon mail d'abord... Ca m'a fait rire. J'écris des choses, je comprends, je bute, j'oublie. Ca n'a aucune importance car la Vérité finit toujours par éclater au moment le plus inattendu. Je peux tout lâcher dans l'instant, tout même ce que je considère, souvent à tort, comme urgent. 

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02 octobre 2009

PETIT ÉCLAIR

La migraine m'a réveillée à quatre heures trente.
Aux alentours de huit heures, j'ai cru que ma tête allait éclater.
Après m'être passé un peu d'huile essentielle sur le front, je me glisse dans le bain.
Je suis rapidement soulagée.
De temps en temps, je lis quelques lignes du livre d'Eric Baret, Les crocodiles ne pensent pas, puis, je laisse mon esprit flotter.
Au moment de sortir, bon sang, mais c'est bien sûr !
Deux points s'éclairent, l'un sur la vie qui nous remet sans cesse face à nos difficultés, l'autre concerne cette mécanique je ressens en moi avec les mots (je comprends avec mon cerveau puis, ça descend en profondeur et je comprends de l'intérieur).
Je ne suis pas sûre d'être capable d'exprimer tout ça clairement mais j'essaie quand même.

Je m'entends encore dire à une amie que la Vie nous repasse sans cesse le plat, jusqu'à ce que nous acceptions d'y goûter et de digérer. Quelque chose me gênait parce que ça avait un côté assez violent.
Ce matin, au sortir du bain, j'envisage les choses différemment.
Comme l'évoque Marianne Williamson dans la video ci-dessus, nous sommes sur une espèce d'ellipse qui tourne en permanence. C'est la raison pour laquelle nous nous retrouvons de manière cyclique face à des situations. Celles qui nous « posent problème » sont très remarquées tandis que les autres passent inaperçues. La Vie ne s'acharne pas sur nous, elle suit son rythme. Ce ne sont pas les situations qui s'améliorent ou se règlent d'elles-mêmes mais c'est nous qui changeons face à elles. Je ne sais pas ce qui nous bloque mais parfois, il nous faut des années et plus encore pour accepter la nécessité de regarder les choses autrement, d'essayer une autre façon de réagir, de grandir.
Si certains sont plus résistants à la douleur, ils se tapent la tête sur les murs plus longtemps que d'autres, jusqu'au jour où, n'en pouvant plus, ils comprennent que le mur ne cèdera pas, ne changera pas. Ils changent.
Entretemps, il arrive qu'ils comprennent qu'ils n'ont pas besoin de changer mais simplement de ne plus dire non.

Comprendre avec sa tête puis comprendre de l'intérieur.
Je l'exprimais comme ça sans être capable d'expliquer pourquoi, chez moi, ça se passe presque toujours en deux temps.
Et puis, je me suis souvenu des propos d'Eric Baret qui disait, en substance, que les mots en eux-mêmes n'ont aucune importance mais qu'ils sont comme des invitations, des propositions, des portes ouvertes.
Ce sont des occasions d'ouverture.
Je ne sais pas si ça vous parle.
J'y reviendrai.

Maintenant que j'ai terminé de noter ce petit éclair encore confus qui m'a traversé l'esprit je n'ai pratiquement plus mal à la tête.
Merveilleux non ?

Je vous souhaite de vivre une belle journée !

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01 octobre 2009

LE TORT TUE AHAHA...

Vous ne m'en voudrez pas si je note ici quelque chose dont j'aimerais me rappeler sans expliquer en détail de quoi il s'agit ?

Comme c´est souvent avec le scénario de l´ego : «  tu es perdant si tu agis, tu l´es aussi si tu t´abstiens ». Quoi qu´il en soit ma tâche est de     pardonner (...)
Source : Le monde réel

En lisant cette phrase, je me souviens que j'oublie...
Je réalise que si je ne trouve pas d'issue à cette situation dans laquelle je suis toujours perdante, c'est que j'ai oublié le principal. Il n'est pas question de sortir son épingle du jeu mais de pardonner. Ce n'est pas une question de stratégie mais d'intention. C'est quand même pas compliqué !!
C'est si désespérant de se dire que quoi qu'on fasse ou pas, quoi qu'on dise ou pas, on a tort, continuellement et si simple de voir tout ce désespoir fondre dans le pardon. Regarde comme la vision se fait plus nette, le coeur plus léger.

Ce n'est pas parce qu'on a la solution sous les yeux qu'on la voit forcément.

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ÉCLAT DE RIRE

Hier soir, après une extraordinaire, merveilleuse séance de yoga, je suis rentrée chez moi avec la sensation de flotter et une irrépressible envie de rire. La joie était là comme rarement (en réalité, la joie est toujours là mais elle cachée, sans cesse mise à distance).
À quelques pas de moi, au rez-de chaussée d'un immeuble, par la fenêtre ouverte, fuse un rire sonore à la fois contagieux et bon. C'était un grand black qui riait aux éclats avec un coeur grand ouvert. Je crois que c'est ça qui m'a touchée. Et comme le mien était encore dans le même état, c'était grandiose. Il m'a dit :
- vous allez bien Madame ?
J'ai répondu :
- oh oui, très bien.
Il a ajouté, parlant de son rire joyeux :
- c'est du soleil qu'on vous envoit.
Et dans un même élan, il a joint ses mains pendant que je faisais de même.
C'était tel instant de grâce que des frissons me parcouraient tout le corps.

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24 septembre 2009

FAIRE UN

Je l'ai pris sur mes genoux.
Il vient de nous offrir un goûter acheté à la boulangerie avec ses sous.
Mon Dieu qu'il bouleversant.
Vous me croyez si je vous dis que c'est à tomber à genoux ?
Je reçois tant d'amour.
C'est pareil pour lui et pour le plus grand.
C'est comme si nous baignions tous dans la félicité.
Et plus les années passent, plus je me laisse aller, plus je m'étonne, plus je suis ravie, émerveillée.
Tant de beauté, tant de grâce à chaque instant.
Ce sont mes années d'apprentissage, celles durant lesquelles mes enfants m'invitent à chaque instant à grandir, à m'épanouir, à m'ouvrir. J'apprends à ne plus dire non, à ouvrir au lieu de fermer, à accepter à lutter de refuser, à lâcher prise au lieu de maîtriser.
Ca peut paraître mièvre mais vraiment, je vous assure que c'est grandiose au contraire.
Il faut goûter aux douces larmes de la gratitude pour le comprendre et voir la beauté dans ce qui, aux yeux du plus grand nombre, semble insignifiant.
Ils m'apprennent tant et tant.
J'ai lu un jour que nos ennemis étaient nos plus grands maîtres et puis, plus tard, que nos enfants l'étaient aussi.
Ils le sont.
J'en fais chaque jour l'expérience.
Enlacés depuis quelques minutes, occupée à respirer le parfum de mon enfant, j'entends ma petite voix intérieure : je me fonds en lui.
Et de me rappeler de ce qu'on dit des amoureux : ils ne font plus qu'un !
Nous ne faisons qu'un...
Petits instants de clairvoyance...

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16 septembre 2009

LA VIE NE TIENT QU'À UN FIL

Hier matin, une dame qui fait la manche au bout de ma rue m'a sauvé la vie.
C'est quelqu'un que je connais depuis plus d'un an.
La première fois que je l'ai vue, j'ai pris son visage dans mes mains.
J'étais bouleversée et surprise d'avoir agi ainsi.
Elle parle une langue que je ne connais pas ce qui ne nous empêche pas de nous comprendre.
Après avoir passé un moment avec elle, j'ai pris congé.
Je m'apprêtais à traverser la rue à sens unique.
Tout en vérifiant qu'il n'y avait aucune voiture en vue, je la voyais encore du coin de l'oeil.
J'étais déjà sur la chaussée, prête à faire un autre pas quand j'ai vu la peur sur son visage.
En une fraction de seconde, j'ai tourné la tête dans la direction opposée, vu la voiture qui reculait à fond de train et eu le temps de reculer suffisamment pour ne pas passer sous ses roues.
Même pas peur !
Mais l'instant d'après, j'ai couru après le véhicule.
Je voulais parler au conducteur.
Pendant que je courrais, je pensais à mes enfants, à cet homme si imprudent.
C'était un livreur pressé.
Arrivée à sa hauteur, personne sur le siège.
J'attends qu'il revienne.
Je m'avance pour qu'il baisse sa vitre.
Il ignore qu'il a failli m'écraser, ne s'excuse pas.
Il n'y a pas si longtemps, je me serais mise en colère mais là, rien.
Je lui explique que j'ai deux enfants qui m'attendent à la maison, qu'il aurait pu foutre sa vie en l'air lui aussi, payer des indemnités, vivre avec des regrets.
Non décidément, je ne ressentais aucune colère mais une peine immense pour lui qui ne se doutait de rien, qui ne réalisait pas à quoi nous venions d'échapper.
Et puis j'ai dû changé de tête.
Je commençais à sentir le contre-coup.
Il m'a demandé si ça allait.
Il avait une tête d'ange, un sourire tellement doux.
Je lui ai dit de faire très attention.
Il était désolé.
Quand il a repris la route, je suis repartie en direction de la dame qui levait les mains au ciel en invoquant Allah. Dieu m'avait protégée par son intermédiaire.
Elle a perdu un fils.
Elle devait imaginer la peine de mes enfants s'il m'était arrivé quelque chose.
Je l'ai remerciée, encore et encore.
Puis j'ai voulu acheter quelques légume. Pendant que je passais ma commande, je ne sentais plus jambes, ma voix tremblait.
Je suis rentrée chez moi, vidée et follement heureuse de retrouver les miens.
On dit que la vie ne tient qu'à un fil. On le dit, on le sait mais quand on le vit on réalise à quel point c'est vrai. Ce n'était pas mon heure.
Entre le moment où j'ai vu la voiture foncer sur moi et celui où j'ai réagi, le temps était suspendu. Je n'avais plus conscience d'avoir un corps, un cerveau, des émotions. Rien ! Et pourtant, quelque chose s'est produit.
Je passe mon temps à dire à mes petits de ne pas compter sur le feu rouge, de regarder encore et encore avant de traverser, à anticiper, à être attentive et pourtant ce n'est pas ce qui m'a sortie d'affaire.
Alors, comment est-ce qu'on se retrouve à mi-chemin entre, l'accident arrive et en même temps il ne se produit pas ?
Tout ce que je sais, c'est que je vais bien et que je suis bien contente d'être là.

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12 septembre 2009

VRAI PAS VRAI

Comme Shandora, il me vient souvent des idées... aux toi*e**es !
C'est le meilleur endroit pour lire sans être dérangé.
Je n'avais pas ouvert le Cours en Miracles depuis plusieurs semaines car j'étais trop occupée à lire Convers... oui, encore ce livre qui m'aura occupée pendant tout l'été.
Toutes mes excuses pour vous avoir rebattu les oreilles mais vraiment, je n'avais presque que ça en tête.

Ce matin, bien installée là où vous savez, j'ai attrapé le Cours que j'avais laissé à la leçon 190 (j'avance trèèès lentement) intitulée Je choisis la joie de Dieu au lieu de la douleur.

Je me suis mise à lire :

(...) Ce sont tes seules pensées qui te causent de la douleur. Rien à d'extérieur à ton esprit ne peut te blesser ou te faire mal en aucune façon. Il n'y a pas de cause au-delà de toi-même qui puisse descendre et t'apporte l'oppression. Nul autre que toi-même ne t'affecte. Il n'y a rien au monde qui le pouvoir de te rendre malade ou triste, faible ou fragile....

Et pendant que je lisais, je me suis soudain souvenu de ce que crient les personnes qui apprennent la mort d'un proche.

C'est pas vrai !

Les psychologues appellent ça le déni.
Pour la première fois de ma vie, je réalise, que ce qu'ils nomment ainsi est tout simplement la vérité que nous hurlons sans même le savoir.
C'est vrai que ce n'est pas vrai puisque la mort n'existe pas.
Ce qui est vrai, c'est le changement de forme.

Je traverse l'existence avec le nez collée sur la vérité.
Parfois, il faut prendre un peu de recul pour voir les choses autrement.
Quand ça arrive, c'est comme si, l'espace d'un instant, tout le fardeau de la mémoire des expériences passées était déposé et que je voyais, entendais et ressentais ce qui est, sans que rien n'interfère et ni ne déforme tout.

Je vous remercie chaleureusement pour vos commentaires.
Je prendrai bientôt le temps d'y répondre.

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05 septembre 2009

ON NE VOIT QUE CE QU'ON (RE)CONNAÎT

Je m'engouffre dans un wagon.
Pendant que le métro roule, je m'adosse à la barre centrale pour lire.
En levant les yeux, je me demande ce qu'elle regarde.
Elle lit le titre du livre que je tiens entre mes mains : Soyez libre là où vous êtes, Thich Nhât Hanh.
Au même instant, je lis sur le sien : Mathieu Ricard (le titre est caché par ses doigts mais qu'importe).
Nos regards se croisent et je laisse échapper un petit rire.
Ce que j'ai ressenti à ce moment là ne m'a pas quittée de la journée.

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03 septembre 2009

"L'UNIVERS CONSPIRE CONSTAMMENT EN NOTRE FAVEUR" BIS

Comme convenu, nous sommes allés chez mon amie chez qui nous avons passé un merveilleux moment.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai rencontré sa fille qui travaille dans le domaine qui m'intéresse.
Ma création en cours l'intéresse.
Je me demandais comment me lancer dans ce domaine et voilà que cette rencontre arrive.
Heureusement que je ne suis pas restée les bras croisés faute de connaître la marche à suivre.
Quand on a envie de réaliser quelque chose et qu'on ne sait absolument pas comment s'y prendre, la meilleure chose à faire et de se mettre en marche, partir du principe que c'est déjà fait. La route se dessine sous nos pas au fur et à mesure.
On dirait bien que l'Univers conspire constamment en faveur...
Ce qu'il faut, c'est garder son bon coeur ouvert, être disponible, accepter tout ce qui survient sans même jamais juger ce qui nous arrive.
Après tout ça, je vais faire en sorte de le garder présent à l'esprit en toutes circonstances...

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"L'UNIVERS CONSPIRE CONSTAMMENT EN NOTRE FAVEUR"

Je suis en passe de terminer une création qui m'a demandé plus de quatre mois de travail.
J'aurais bien des choses à raconter à propos de cette naissance mais je préfère garder ça pour plus tard.
Pour voir le résultat de mon labeur, il me suffit de quelques heures.
Oui mais voilà, mes prévisions en matériel sont un peu juste.
Pour pouvoir avancer, il faut que je... m'arrête (tiens, tiens, pour avancer, il faut s'arrêter... étrange non ?), que je m'interrompe, que j'aille jusqu'à la boutique pour me réapprovisionner.
J'aurais pu râler d'ailleurs, je l'ai fait, l'espace de quelques secondes et puis très vite, heureusement, je me suis souvenu qu'il était inutile de lutter contre la réalité et qu'il valait mille fois mieux accepter la situation avec philosophie, avec bon coeur (chacun menant à l'autre, quelle belle invitation, non ?).
Me voici donc habillée, chargée comme un mulet.
Comme je veux contenter tout le monde, je mets mon oeuvre dans des sacs avec la ferme intention de m'y mettre une fois arrivée au square où les enfants veulent aller tandis que j'ai envie de rester à la maison.
La boutique est en vue.
Pour l'atteindre, il nous faut traverser la rue.
Une voiture s'avance.
Ne sachant pas trop si elle va s'arrêter, j'attends.
Elle s'arrête et la conductrice me fait signe de passer.
Je regarde à l'intérieur du véhicule pour remercier.
Au même instant, alors que je ne vois pas la personne à cause du reflet dans le pare-brise, je reconnais cette femme mais je n'y crois pas tout de suite.
Pendant cette fraction de seconde durant laquelle je doute, je tourne la tête pour regarder encore qui est au volant.
C'est une amie !
Une amie que je n'ai pas vue depuis des mois et qui me manque beaucoup.
N'est-ce pas magnifique ça ?
Sans ce petit accroc dans mon programme, je ne l'aurais pas rencontrée, elle ne nous aurait pas invités, les enfants et moi, à passer chez elle à l'heure du goûter.
Si je n'avais pas fait, contre mauvaise fortune bon coeur, j'aurais gâché la matinée, j'aurais peut-être céder à la mauvaise humeur.
Au lieu de perdre quelque chose, j'ai reçu un merveilleux cadeau !!
L'Univers m'a ralentie dans ma course pour que je soie au rendez-vous surprise.
Et de sourire d'aise en pleine rue, retenant mon envie de sauter de joie et d'être submergée de gratitude en me rappelant de cette phrase entendue dans le film Conversations avec Dieu : L'Univers conspire constamment en notre faveur.
Je le vérifie de plus en plus fréquemment !

Posté par ucem à 12:14 - LES MIRACLES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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