30 octobre 2009
RENCONTRES
Je suis allée voir Amma pour recevoir le Darshan. Je ne trouve aucun mot pour décrire ce qui se passe en moi à chaque fois mais il me faut un long moment pour m'en remettre. Quelques temps avant sa venue en France et encore aujourd'hui, je me réveille au beau milieu de la nuit. Je me lève et ma journée commence. La fatigue se fait sentir de moins en moins et ça, c'est nouveau. Généralement, j'en profite pour lire, écrire, écouter et bien souvent je tombe sur ce que je ne cherche plus comme cette video sur laquelle je vois à 33 secondes, ce que j'ai vécu en octobre 2006. Ca s'est produit à l'heure à laquelle, en ce moment, je me réveille. Je découvre que certaines personnes cherchent à vivre ce genre d'expérience. Moi, ça m'est tombé dessus alors que je ne demandais rien bien au contraire. Ca m'a terrifiée durablement. Pendant une année, j'ai eu la sensation de mourir presque chaque nuit. Je réalise que c'était une peur abominable que j'avais en moi et j'ignore aujourd'hui où j'en suis réellement avec ça. Durant cette période, les enfants parlaient avec moi comme ils l'auraient fait avec une personne mourante si bien que je me suis entendue m'insurger et leur dire, mais enfin, je suis là, je ne suis pas morte. Mais eux, continuaient si bien que je me suis demandé si je n'étais pas réellement en train de mourir. Tout ce que je peux dire, c'est qu'à partir de là, ma vie a pris une autre tournure. Je n'ai plus jamais retrouvé mon état "normal," celui que je connaissais et pendant des mois, j'ai eu la sensation d'être entre deux mondes. À la fois morte et vivante. Ca a été très difficile à vivre. Mourir de peur prenait tout son sens. Ce qui est sûr, c'est que quelque chose est mort à ce moment là. Quelques temps plus tard, alors que je m'apprêtais à traverser la rue, j'ai vu le monde comme un parking à étages. Il m'apparaissait clairement comme des strates verticales, dans lesquelles les gens évoluaient. Ca ne ressemblait à rien de ce qu'on peut voir avec ses yeux, je voyais ça autrement mais je suis bien incapable de dire avec quoi. Il était trois heures du matin cette nuit là et c'est à cette heure que je me réveille sans comprendre pourquoi. Pendant les trois heures et demi d'attente précédant l'entrée dans le Hall des expositions de Cergy, je regardais les gens autour de moi. J'étais frappée par le nombre de visages familiers. Je reconnais un tas gens si bien que j'ai fini par sourire à une fille qui se trouvait juste à côté de moi en lui disant, qu'on s'étaient vues au satsang. Etonnée, elle me dit qu'elle était de Tours mais qu'on se (re)connaissait peut-être d'ailleurs. J'étais vraiment troublée. On a discuté un long moment. Comme elle était chanteuse, elle nous a offert quelques chansons. Ca a crée un joli lien entre toutes les personnes qui nous entouraient. Puis les portes se sont ouvertes et nous ne nous sommes plus revues. La foule était immense, la rencontre terminée. Mais ce qui m'a encore plus troublée, c'était le nombre de gens que j'ai reconnu une fois à l'intérieur. Amma était là, ça vibrait très fort dans la salle et je n'en finissais pas de reconnaître celui-ci, celle-là. Mais d'où pouvais-je bien connaître toutes ces personnes, et pourquoi autant ? Je vous assure que c'était très déstabilisant. Si bien qu'au bout d'un moment, je suis restée figée, abasourdie en me demandant si ce que je voyais était réel et où je me trouvais exactement. Je voyais les autres et eux ne me voyaient pas. C'était comme être vivant et se trouver au milieu de fantômes* ou en être un soi-même dans le monde ordinaire. Un moment après, peut-être un quart d'heure, ça s'est arrêté. Dans les heures qui ont suivies, des "vraies" rencontres et des retrouvailles ont égrainées cette journée inoubliable. Pourquoi je raconte tout ça ? Je n'en sais rien. Pour mémoire, pour le relire plus tard en me disant que peut-être, je finirai par comprendre ce qui se passe.
* fantômes n'est vraiment pas le bon mot, c'était comme voir des gens avec la sensation qu'ils sont présents autrement, d'une manière qu'on vient de découvrir et pour laquelle on ne trouve pas de mots
22 octobre 2009
MALADE UN JOUR GUÉRIE LE LENDEMAIN
Je ne sais pas ce qui s'est passé hier.
Au réveil, j'étais courbatue.
J'ai voulu faire fi de cet état douloureux et suis sortie.
Un ravitaillement de fruits et légumes plus loin et sous une pluie battante je suis rentrée à la maison à moitié pliée en deux.
Avec ma respiration sifflante, mes crampes d'estomac, mes yeux brûlants, je me demandais si j'avais une crise d'asthme, à nouveau une bronchite, la grippe ?!?
Mystère.
Mon mari a décidé de rester à la maison.
Du coup, je suis partie me coucher.
Est-ce que je dormais vraiment ? Je serais bien incapable de le dire.
Mon impression était plutôt d'être entre deux mondes.
Ces visages que d'ordinaire je ne vois que le soir avant de m'endormir avaient place à des personnages entiers.
Je pensais à ma grand-mère, à mon oncle décédé lui aussi.
Ces pensées n'étaient pas des pensées habituelles.
Elles ressemblaient à des rencontres, à des conversations sans mots, des retrouvailles sans corps.
Ce qui m'a tirée de cet état là, c'est l'odeur de chicorée.
Celle que ma grand-mère faisait chaque matin.
Je me retrouvais comme quand j'étais une petite fille, dans sa cuisine éclairée par un néon, devant les madeleines dont elle avait le secret.
J'étais là et au moment où j'en ai pris conscience, tout s'est évanoui.
C'était un déchirement de voir tout ça disparaître et j'ai fondu en larmes.
Plus moyen de rester dans mon lit alors je me suis traînée jusqu'au soir, incapable de faire quoi que ce soit, totalement épuisée.
Et ce matin ?
Je suis pleine forme.
C'est comme s'il ne s'était rien passé ou presque.
J'ai l'impression d'être passée à la machine à laver...
Edit du soir
Je ne dirais pas que j'ai peur mais je suis très troublée par ce que je vois à 9mn37s (je ne sais pas comment je suis arrivée à cette vidéo, à l'origine je cherchais des videos qui parlent de dieu).
C'est exactement comme ça que sont les visages que je vois (je ne les vois pas dans ma chambre mais dans un ailleurs que je suis incapable de définir).
Ils sont lumineux mais moi, je ne vois rien en volume parce que je les vois de face et je sens que je pourrais passer à travers.
Vous allez me prendre pour une folle mais je sais que je ne dors pas parce que certains soirs, c'est tellement troublant que je sursaute au point de m'assoir dans mon lit.
Et puis, de plus en plus fréquemment le réveil est difficile non pas parce que j'ai mal dormi mais parce que j'ai la sensation de revenir d'un autre monde. Je ne sais pas pourquoi c'est ainsi mais j'ai du mal à revenir sur terre, c'est le cas de le dire.
Edit du lendemain matin
En poursuivant plus loin dans la video(18mn50s), je constate une drôle de similitude
(je n'arrive pas à mettre mon dessin (24 février 2009), à gauche, dans le bon sens)
En écoutant cette vidéo (à 7mn), je réalise ce que signifie les mots d'Amma : où il y a de l'amour il n'y a pas d'effort.
Voilà comment je comprends ça.
L'amour élève notre niveau vibratoire ce qui nous amène à ouvrir très largement voir complètement la porte à l'énergie.
Nous faisons un effort lorsque ce que nous avons à faire nous demande un niveau d'énergie plus important que celui auquel nous nous trouvons.
L'amour développe une énergie si considérable que rien de ce que nous avons à faire dans ce monde n'arrive à un niveau tel qu'il le surpasse.
Donc, il n'y a pas d'effort.
Ah, vous allez dire que je débloque, que j'enfonce des portes ouvertes.
Ca ne fait rien.
J'avance en "écrivant" à voix haute.
Si ça vous ennuie, je mets tout ça en privé.
(je ne m'intéresse pas particulièrement à l'ufologie)
03 octobre 2009
LE BIEN ET LE MAL
Ce peut être rassurant de se prendre conscience que le mal n'existe pas seulement, s'il n'existe pas, le bien n'existe pas non plus, non ?
Je me souviens avoir approché ça, dans un texte de Krishnmurti un temps mis de côté parce que ça m'échappait.
A creuser...
À l'ire : l'Inconnaissance
02 octobre 2009
DES CHOSES QUI SE PRODUISENT ON NE SAIT PAS COMMENT NI POURQUOI
Mon plus jeune enfant ne cesse d'employer l'expression "de tout mon coeur."
Il m'a dit, tu sais comment je vois le monde ? Rempli de dames comme toi, comme tes tantes et ta maman, des hommes comme papa et comme ton papa.
Il avait l'air complètement transporté.
Il semble totalement transformé depuis environ six mois.
Hier soir, alors que je cherchais le sommeil, j'ai vu quantité de visages inconnus.
Je ne sais pas qui sont ces gens ni pourquoi je vois leur visage.
05 juillet 2009
LES LARMES
Cet homme, la soixantaine, en pleine forme, plein de foi semblait traverser ce qu'on appelle l'existence avec légèreté.
Plus loin dans la conversation, il s'épanche et raconte qu'en peu de temps, il a perdu son père, son fils, que sa femme l'a quitté, qu'il sera à la rue dans exactement trois jours.
Des larmes roulent sur ses joues.
Puis sur les miennes.
Combien de peine derrière le discours, derrière cette foi qu'on voudrait inébranlable et qui pourtant n'en finit pas de se dérober.
Le soir, chez nous, on a frisé le clash, pour une pécadille.
J'étais à nouveau terrifiée. Mon ventre se tordait, je pleurais, tremblais jusqu'à la nausée.
J'ai tout oublié, dieu, la vie, l'illusion. À croire que je n'ai vraiment rien appris, que j'ai oublié tout ce que je porte en moi.
Pour m'arrêter de pleurer, j'ai attrapé le Cours avant de m'enfermer dans une pièce. J'ai commencé à lire. Mon attention virevoltait mais j'ai poursuivi et le calme a fini par revenir.
Il partira, comme il l'a dit.
Il partira.
Je n'ai pas d'autre choix que d'accepter.
Il partira, c'est tout.
Ce matin, je repense à l'homme qui a perdu les siens.
L'homme avec lequel je vis ne meurt pas, il s'en va.
Alors, pourquoi je pleure comme ça ?
Pourquoi ça m'arrive ?
Pourquoi je pose me pose cette question idiote ?
Pourquoi je perds mon temps, je verse des larmes ?
Je voudrais que cette douleur disparaisse, trouver un sens à tout ça.
Ce matin, la douleur est partie.
Je me rappelle de ce que j'ai dit à cet homme qui pleurait : les choses s'éclaireront au dernier moment...
04 juillet 2009
DIFFICILE À CROIRE
Il m'a dit qu'il avait l'impression d'être un christ mais qu'il avait honte de ressentir les choses comme ça parce que c'était présomptueux. Malgré tout ce que ça peut avoir de dérangeant, c'est comme ça.
J'ai l'ai toujours perçu comme ça moi aussi mais, pour les mêmes raison, jamais je n'en ai parlé à qui que ce soit, même pas à lui.
Il y a quelques mois de cela, il m'avait dit : je suis ton ange-gardien.
Ca m'avait émue aux larmes parce que je le sens de cette manière.
C'est un enfant et pourtant, j'ai toujours eu le sentiment qu'il était né pour me tenir la main et me montrer la voie.
Oui, ça semble très présomptueux mais c'est pourtant ce que nous vivons.
02 juillet 2009
SURPRISE DU JOUR
Je connaissais Eckhart Tolle mais en écoutant cette video (le bouddhisme est-il athé), je viens de découvrir qu'il y a un autre Maître Eckhart, théologie allemand du moyen-âge...
11 juin 2009
UNE DRÔLE DE SEMAINE
Une chose me taraude encore c'est la peur d'étouffer au moment de mourir.
J'ai une grosse bronchite et de l'asthme pour la première fois de ma vie.
Ce n'est probablement pas un hasard.
J'étais seule durant toute la semaine et j'ai eu tout le loisir d'éprouver la sensation d'étouffement, le manque d'air dans mes poumons qui ne voulaient plus s'ouvrir (ou alors, c'est moi qui ne voulais plus ?)
Ca me laisse perplexe tout ça.
J'ai un peu honte de le dire mais personne ne m'a manqué.
Rien ne m'a manqué, sauf l'air.
Donc, je ne peux pas dire que rien ne m'a manqué.
J'arrête.
Que tout ça repose... en paix.
26 mai 2009
BAIN
Dimanche après-midi, je n'avais pas envie d'être dans la même pièce alors, comme je n'avais nulle part où aller, je me suis longuement plongée dans un bain pour lire Ashrams, d'Arnaud Desjardins. Il y était question de Ma Anandamayi.
Quelques pages avant la fin du chapitre, je me suis interrompue dans ma lecture, pour m'attarder sur les lignes que je venais de parcourir.
Le temps semblait suspendu. J'étais en Inde sans y être, je rencontrais cette femme qui n'est pourtant plus de ce monde.
Puis je me suis mise à penser/parler à celui que je cherchais à éviter, commencé à entendre Ho'oponopono pendant un certain temps. L'eau du bain m'enveloppait. Puis je me suis vue comme l'homme sans consistance de mon rêve. J'avais une vague forme et pas de consistance. J'étais assise sur une espèce d'estrade, totalement en paix. Je parlais, sans ouvrir la bouche. Je me voyais sans utiliser mes yeux. Ca m'a fait peur et je me suis mise à pleurer. Plus que de la peur, c'était une espèce de stupeur. Qu'est-ce qui se passait ? Etais-je en train de délirer ? J'étais à nouveau lavée (le bain, ça aide) et je pleurais de soulagement, de bonheur d'être pardonnée. J'étais délivrée. J'étais à la fois cette chose sans matière et ce corps flottant dans la baignoire. Et puis j'ai dû juger ce qui se passait parce que tout s'est dissout aussi brusquement et aussi rapidement que c'était arrivé.
Je n'apprends rien dans les livres.
J'y trouve seulement la confirmation répétée de ce que je sais déjà.
Peu à peu, je réalise qu'il ne s'agit pas de coïncidences et que je peux me fier à ce qui se passe en moi.
C'est là depuis toujours seulement, je n'ai pas voulu écouter. Je pensais que j'étais folle, que je perdais le sens des réalités.
Aujourd'hui le plus grand m'a dit, maman je brûle d'amour pour toi. Je sais ce qu'il veut dire. Dernièrement, il m'a dit qu'il était mon ange gardien.
Voilà exactement ce que je lisais...
Voici la suite de ce que dit Swami Vijayananda
24 mai 2009
RÊVE
Au beau milieu de la nuit, impossible de m'arrêter de pleurer.
Je me réveille avec une laryngite et le souvenir d'un rêve dont j'ai du mal à sortir.
Une femme qui fait beaucoup de bien autour d'elle parle devant une assemblée dont je fais partie.
Brusquement, je me retrouve en train d'essayer de lui parler mais elle ne m'écoute pas, me coupe la parole, parle en même temps que moi. Décidément, elle ne veut strictement rien entendre. Pourtant, je veux absolument qu'elle entende ce que j'ai à lui dire. Rien à faire. Alors, je m'approche d'elle, je parle aussi fort qu'elle, plus fort, je finis même par hurler. Elle ne m'entend toujours pas. Autour de moi, personne ne bronche, comme si tout ça se passait à l'intérieur de moi. Je suis dans tous mes états. La femme m'accuse de quelque chose que je n'ai pas fait. C'est tellement injuste que je veux seulement qu'elle sache qu'elle se trompe. Pendant qu'elle s'éloigne, je finis par la rattraper. Nous sommes dans une ruelle. Elle ne peut qu'entendre ce que je lui dit. Je suis en train d'essayer de lui expliquer, répète encore, sans crier cette fois puisqu'elle est tout près de moi, qu'elle me prête des intentions que je n'ai pas. Et pendant que je le lui parle, je l'entends me dire, directement dans ma tête : je sais que je me trompe mais je n'arrive plus à revenir en arrière, je m'enferre dans mon comportement. Le temps que je réalise ce qui se passe, elle disparaît. Un homme apparaît. Ce n'est pas vraiment un homme, disons que j'ai la sensation que c'est un homme mais en réalité, ça n'a aucune importance, c'est quelque chose qui prend l'apparence d'un homme. Il vient me dire qu'il est là pour m'écouter. Je tombe dans ses bras (il n'a aucune consistance) en m'excusant encore et encore. Je ne sais pas exactement pourquoi je m'excuse mais je ne m'arrête plus. Je crois que je dis que je suis désolée, simplement désolée que cette femme n'ait pas pu simplement écouter ce que je voulais lui dire, désolée d'avoir tant insisté, désolée à l'idée de lui avoir fait de la peine, désolée de son aveu, désolée de ne pas savoir l'aider. Finalement, je ne suis coupable de rien et pourtant, je demande pardon. Cet homme sans matière reçoit tout ça à la place de la femme qui a disparu. Ca me touche tellement, ça m'apaise si fort que je me mets à pleurer simplement parce qu'il m'écoute et accueille ce pardon destiné à une autre. Pardon, pour elle et pour moi. Il m'entend, m'entoure et me protège.
Finalement, je me réveille en larmes.
Maintenant que j'ai fini d'écrire ce rêve, je me sens totalement apaisée, comme lavée de quelque chose.
